La belgitude en dystopie - OFF

Alexandre Dulaunoy 2 minute(s) de lecture possible samedi 14 mars 2026 261 mots et d'autres choses
livre critique bd belgique bruxelles

Souvent, les récits apocalyptiques ou les BD de dystopie nous emmènent dans des capitales spectaculaires ou des pays au potentiel visuel très cinématographique. Et puis là, je tombe sur une couverture de BD où l’on voit… Flagey en pleine crise. Oui, Flagey. Comme quoi on peut être sentimental devant un bâtiment familier.

Off, dessiné par Patrice Réglat-Vizzavona et scénarisé par Romain Renard et Olivier Tollet, nous plonge dans les affres d’une tempête solaire qui a fait disparaître le courant électrique à l’échelle mondiale.

340 pages. Oui, vous avez bien lu : une histoire complète dans un seul volume. Rien de plus plaisant qu’une BD qui raconte une histoire du début à la fin, plutôt que des bribes qu’il faudra attendre dans un prochain tome hypothétique… ou qui ne sortira jamais parce que l’éditeur aura fait faillite entre-temps. Désolé pour ce ronchonnement virtuel. Mais il n’y a rien de tel que de tenir entre ses mains une œuvre complète. Fuck les épisodes à rallonge, et welcome aux histoires qui vont jusqu’au bout.

L’histoire tient bien la route et la dynamique graphique assure une belle cohésion, même si certains personnages tombent parfois dans le stéréotype. Rien de dramatique : on se laisse prendre au jeu et l’ensemble fonctionne. Les références belges sont clairement un atout pour tout lecteur amateur de belgitude.

Au final, une belle réalisation : 340 pages pour 32 balles. Et puis, soyons honnêtes, cette lecture aura au moins le mérite de nous changer les idées de notre dystopie bien réelle laquelle pourrait s’avérer bien pire que celle de cette BD.

Couverture de Off